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Tends au soleil

Tes multiples visages

Il effacera

L’ombre

Qui les lie

 

 

xxx

 

 

Laisser venir les petits mots

Sans urgence

Sans escarpe

Les nouer

 

 

xxx

 

 

Découdre le zigzag

Des passés déroulés

Mettre bord à bord nos instants

En faire un long temps

 

 

xxx

 

 

Regarder

Ton visage

S’étonner

D’en voir l’extérieur

Tu sais

Tel un pays nouveau

Chercher le mot de passe

 

 

xxx

 

 

Cousu main

Bredouillant les accrocs de l’absence

Ravaude au point d’effroi

Les petites pièces rapportées

 

 

xxx

 

 

 

Pour adoucir ton pas

J’ai jeté par poignées

Sur un tourment terreux

Les pétales du temps

 

 

 

 

Extraits courts de « Les petites pièces rapportées » Chum Editions, 2014

 

 

xxx

 

 

 

De tous ces mots flanchés   

Flanqués    blancs et cousus

Des saillies pressenties au cœur du cœur

Et  de mon immanence 

De ces éclats de vivre

 

 

 

A l’asphyxie des gouffres

De ces indépendances écartelées

De mes je   de mes nous

De mes autres

Et de l’instant perçu

Des émois transhumance

De tous ces petits riens aux traces éphémères

 

 

 

Fugitive noueuse

Je me suis engendrée

 

 

 

 

xxx

 

 

(Inédit...)

 

 

Tu sais

ce sera comme  tu n’imagines même pas

un envers de pensée

qui s’étend

un temps de chaud froid

sans frisson

le rire ligoté d’une licorne

telle une langue inconnue

à décrypter

peut-être un cri de sirène

sous les pattes des fous de Bassan     

 

Est-ce qu’on attendra à la porte

y aura-t-il une porte

un verrou

pour nous empêcher de revenir 

des barrières de mots

des guides-chant à nos hésitations  

des fils croisées  ou des ponts suspendus

entre clair et obscur 

et le sable du chemin

collera-t-il à nos pieds nus

emporterons-nous en bandoulière

nos âmes mal lavées ?

 

Ils disent blanc  la lumière

la musique céleste

 

Tu sais

 je n’ai rien vu de tel lors de mon passage.

 

 

 

 Paru dans l’Anthologie poétique de la revue Terres de Femmes n° 135 février 2016

 

 

 

***

 

 

 

Chaque nuit

Je m’abîme

Sans plus de résistance à ces guerres perdues

L’âme enfoncée

Au col

Sans pressentir le jour nouveau   

Lassitude

Du  ventre terre

 

Chaque nuit

Lâchés dans le grand noir

Mes mots accidentés

Accostent au chaos                                        

Enfantent des phrasés

Cauchemars ligotés à mes vies parallèles

                                                                        

Chaque nuit

Monde crayeux

Mortifère

Je te connais

Te reconnais

 

Lâcher prise

 

 

*

 

 

 

Je ne laisse pas trace de mes genoux

Sur vos pierres grises

Seuls des nœuds à mes cheveux

Souviens-moi 

 

Que peuvent les mots

Fussent-ils de chair

Contre la violence des murs

Mausolée

 

Vos tombes  au creux de l’âme

Je chemine

Lourdement

Mon dos mal bâté

 

Et les pas

Que savent-ils des sentiers déchirés                            

Sinon la boue avide                                             

Qui suce mon allant

 

J’ai vécu mille morts

Je mourus tant de vies

Est-il venu le temps

De naître au troisième œil

 

 

 

 

Paru dans revue FPM  11  Juillet 2016

 

xxx

 

 

Pour ceux qui désirent suivre Eve de Laudec, son site :  L'emplume et l'écrié  http://evedelaudec.fr

Ou sur Facebook sous le nom d’Eve Sauze-chapel

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Poésie

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