(...) Or, dans cette remise en cause universelle, il est frappant de constater que tous ceux qui crient, parfois même avec justesse, tous ceux qui veulent bouleverser les institutions, et non sans fondement la plupart du temps, ne se remettent pas eux-mêmes...
Lire la suiteChristian BOBIN : la poésie ...
Ce qui s'enfuit du monde c'est la poésie. La poésie n'est pas un genre littéraire, elle est l'expérience spirituelle de la vie, la plus haute densité de précision, l'intuition aveuglante que la vie la plus frêle est une vie sans fin. in CARNET DU SOLEIL...
Lire la suiteJoëlle Pétillot : Poèmes inédits
Où irai-je s’il faut ployer ?Droit vers un rêve de collines où chaque pas s’empoussièrePassé le cœur des forêts où les rouvres se taisentLes nœuds de leurs racines habillés de fourmisPassé le seuil frappé de prières sourdesCes narthex à mi-chemin des...
Lire la suiteFrançois CHENG : La beauté de l'âme
Après les saints qui incarnent par leur être la beauté de l'âme, nous ne pouvons pas ne pas penser à ceux qui font profession de dévisager la beauté, à savoir les artistes, quelles que soient la forme et l'expression, apollinienne ou dyoni- siaque, fervente...
Lire la suiteDominique Héritier : Trois poèmes
C'est dans la solitude Que l'on se construit C'est sur la paroi des gouffres Que l'on trouve de l'or Et derrière les grilles Que l'on s'envole C'est dans l'obscurité épaisse Que parfois on brille Et dans le brouillard Que l'on reconnaît sa route Ce n'est...
Lire la suiteJean-Yves Masson : UNE OFFRANDE
(2e version) Trop longtemps, trop longtemps, j'ai retenu mes larmes et j'ai cru que je porterais d'un pas léger mon deuil, puisque la mort fut douce à l'excellente, et que je vis dans sa lumière. La mort est juste quand le séjour du corps n'est plus un...
Lire la suiteJoëlle PÉTILLOT : J'attends et autres poèmes...
L’ombre sur la mer J’entaillerai ma propre chair Je la pendrai au crochet des étoiles J’applaudirai les clowns salés Ceux qui chevauchent le haut des vagues Leur ricanement d’écume Faisant sous le vent Jouer la pelote d’aiguilles Du froid. Tout doucement...
Lire la suiteAlain RICHER : La nuit allait venir ...
TOI POÈTE Reste debout à espérer que le fruit tombé au sol renaisse sur la branche Donne à l’impatient la règle indéfinie et l’alphabet-couleur des enfants qui inventent Demeure assoiffé de langue neuve d’éloges vermeils plus rugueux Donne aux rabatteurs...
Lire la suiteThierry Radière : poèmes inédits
Le bruit de la tente en train de se plier dans le jour à peine revenu est un voyage tout proche des dunes claquant la toile contre le dos des enfants assis. Les étoiles de mer au fond de leur seau sèchent et puent sous le ciel. A ne plus savoir si ce...
Lire la suiteChristophe Jubien : Poèmes inédits ...
LES JUBIEN Là-bas, au fond du jardin il y a le poulailler la cabane à outils la cabane du chien un tonneau de prunes qui fermentent un tas d'immondices qui attend qu'une allumette craque pour lui et un stère de bois bien serré. Tout ça ne s'est pas fait...
Lire la suite/image%2F1441812%2F20190605%2Fob_a418dc_61791321-867291846948648-3637166636273.jpg)