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             TOI POÈTE

 

 

Reste debout à espérer

que le fruit tombé au sol  

renaisse sur la branche

 

Donne à l’impatient la règle indéfinie

et l’alphabet-couleur des enfants

qui inventent

 

Demeure assoiffé de langue neuve

d’éloges vermeils plus rugueux

 

Donne aux rabatteurs de désir  

la somme de tes voyages

l’amitié d’une épaule et la mémoire

de ta langue enfin donnée au loup

 

Demain le peuple choisit

le règne d’un maître sans retour

 

 

 

 

                  TU DEMANDES...

 

Tu demandes aux chemins des voyages

Tu longes les rivages et les îles

Le vent irrigue l’immensité des vagues

 

Tu rêves d’un ailleurs puissant

qui te porte loin de tes jours

 

       Un grand voilier passe

       loisir d’un géant qui s’enfuit

 

En secret tu gardes

pour toi les beautés de la mer

 

 

 

SOUILLAC

 

L’air réchauffait nos paroles tenues à voix basse   

La nuit allait venir arrimant à nos pas

son arroi d’inquiétude  

 

Au dessus des collines rayonnaient les cheveux de Moïse

On battait la campagne sous les frênes du soir   

 

Dans le secret de nos mains on relisait des lettres

à l’écriture vivante et soignée

Dimanche d’échardes et de bure

Un écureuil dansait

 

Je devenais multiple et tu effarouchais les loups

 

 

  

 

                         HEURES GRISES

 

Sur le bornage des pierres je marchais   

à grands pas sans reprendre mon souffle   

 

Mille machineries de luxe répandaient leurs ravages

La grange était vide

 

Heures grises et sècheresse sur la plaine 

 Mainmorte sur les délits du partage !

 

Je veillais à l’épiaison des blés

Au bord du fleuve un grand bœuf refusait de boire

 

 

 

 

 

Vous pouvez continuer à suivre Alain Richer sur sa page F.B.

 

 

 

 

Tag(s) : #Poésie

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