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 Le seuil

 

Bouche folle au gré des dessins de la nuit

Gerçure déchirée du visage de neige
la colline navigue dans l'arrivage
des brumes au lever du jour muet

Les oiseaux débarquent
sur ta robe de matin d'azur
pour assiéger la citadelle de tes lèvres

Le vent soulève la prudence du miroir
pour t'offrir l'image de l'oiseau
qui jubile sous tes paupières

 

                                       

 

 

Parole lavée de toute scorie

 

Père désirait pour moi
la ruche des mots guéris
et la parole lavée de toute scorie

La perfection l'habite
comme la volonté d'être
l'ombre droite du soleil qui s'incline

Il aime jouer avec les abeilles
mains nues
visage à même la table rase

Elles connaissent son entêtement
et préfèrent quelques heures supplémentaires
à la place de l'attaquer

Cinq heures du matin
la nuit active ses couvertures ses aventures
La basse-cour écrase l'oeuf du matin
La lumière guérit l'oeil empêtré
dans un dernier rêve

Père a déjà attelé le carretto (*) aux déambulations du jour

 

 

 

(*) carretto : le char sicilien, haut en couleurs, symbole de la Sicile, décoré sur toutes ses surfaces de scènes de combats de Roland et des paladins de Charlemagne. Le carretto, tracté par le cheval, fut l'outil de travail pour tous jusqu'au milieu du 20 ième siècle.

 

 

 

 

Regagner ta trace

 

Honte du silence
Ombre de passage nécessaire

Décomposer toutes les particules du silence
tant qu'elle sait la lumière dans l'instant

Seul Au seuil de l'ultime dérive
les notes du silence annoncent les vérités au brasier
tous les baisers du ciel
l'indifférence est constante émotion

Rien n'approuve le batteur de cartes
quand il épure les épreuves du hasard

Enlever leur voile aux plages
ancrées à l'abri des rêvés repliés dans la main

Repasser au tamis les galaxies muettes
et les paroles perdues pour regagner ta trace

 

 

 

 

 

 Tu arrives d'autre part

 

La femme s'ouvre aux crépitements de la porte
quand à douceur de cheveux répond l'ivresse du regard

Coeur au vert Cigarette embrasée Alcool en carafe
Les livres espionnent la page ouverte au devenir
à deviner toutes les ruses du silence
les marchandages du hasard

La main gravite autour de la chambre autour de l'ombre
L'oeil possède la menace de la plume
restitue les couleurs au miroir
chargé de pénétrer le visage enfermé délivré

Changer la lampe décharger le corps de lumière
Oublier visions de pages jamais écrites

Tu peux navrer la main qui espère
Tu sauras écarter les bandages aux blessures
Tu glisseras dans la peau de la femme
au seuil de l'ultime orgasme
Tu quêteras l'addition de la fenêtre oubliée
Tu deviendras reptile couvrant l'oeuf de hérissonne
Tu pourras plonger dans le feuillage de l'arbre
il cache la forêt qui s'approche

Tu arrives d'autre part
Tu méprises lande guérie de ses parfums d'automne
Tu restes dans la chambre grise
Cerise de quel oeil ? Pivoine de quel quartier de lune ?

La page invite l'oeil de l'autre côté du potager
là où la récolte exploite lumière insaisissable
forme infirme reprenant sans cesse ses cadeaux
vendanges de nouvel an

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Poésie

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