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Vivre plus cachée que son ombre, se retourne et personne ; aucune trace en dehors ni au-dedans, aucune odeur à tenir entre ses doigts, un parfum demandant à jaillir et qui trop mûr prend gangrène. L’enveloppe se tord sur elle-même, tourne sur l’ombre et griffe ; nulle lumière tendue autour d’un corps sans miroir. Tout s’éteint et la mécanique de la mâchoire, sous l’extinction du souffle en pleine carcasse, la douleur n’est pas, le vent s’éjecte dans le cocon et brise longtemps après, une nacelle vide.

 

 

 

 

Des ponts et des traversées possibles ?

Des lanternes

aux flammes vacillantes

prêtes à s’éteindre au loin

Bougies de somnambule

tenues à bout de bras

par des spectres d’albâtre

Vibrer de l’aura

de l’ombre égarée

Marcher sur un sol

de pierres ciselées

comme crête d’altitude

Sommets que l’on croit peuplés

de lueurs pénétrantes

que les hauteurs rendent

belles et généreuses

Mais le vent souffle

siffle son refrain

dans l’oreille interne

et réduit à néant

toutes conquêtes

Rien ne résiste

à l’idée de la mort

ces morts que l’on nomme

enfer, absence, incertitude

 

Nous détachons des liens

que l’on croyait solides

maigres tresses de paille

sous la main du vivant

Quand la voix s’éclaircit

la chute est plus rapide

et je ne souffre que du vertige

de l’asphyxie

Je tombe à hauteur d’homme

quand d’autres s’effondrent

agonisent

aux pieds des temples

D’être toujours morte

je ne risque que de l’être

à peine plus

Je ne crains rien

du naufrage

puisque jamais l’horizon

n’a dévoilé sa côte

La tempête

est mon linceul

et j’ai touché le ciel,

emportée, ballotée

par la vague immense

 

 

 

 

 

L’aube ne craint personne quand son heure est venue. Et sa gorge déploie son chant de cathédrale sur les frontières obscures. Il est temps pour l’intime de gagner son refuge et de manger la clef qui soulève la trappe.

Brouille les pistes éclairées d’albâtre et cache ce corps sous le métal. Brûle de lumière sous le zénith et brûle de l’enfer à l’intérieur.

Que jamais ne cède l’armure où l’illusion est à son comble, où le reflet s’épuise et vacille sans s’éteindre tout à fait. C’est un voyage de somnambule et vois comme la vie te guide sur son sentier léthargique.

Garde ta nuit, ton œil frappé de vérité ; pleure et tombe sous la lune et décide enfin de ta solitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Poésie

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