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J'entre dans les migrations de l'air

pour qu'un souffle coupé

se referme d'ouvrir

 

le passage des bêtes

remonté de l'enfance

par le rayon des eaux.

 

Sous la demi-gorge des rives

sombraient inégalés

les faisceaux d'ombres et de soie

 

jusqu'au jour ignoré

de la première peau

de la première aimée.

 

Il y avait loin

encore de la coupe d'écorce

aux lèvres de son grain

 

le fusant des oiseaux caillassés

grillagerait longtemps

l'épouvante du ciel.

 

Il y aurait long feu

que son absence ne brûle

à jamais et partout

 

l'hymen arboré

des paysages de l'enfance

où je reviens.

 

Chaque feuille porte nervuré

un sténopé de son visage

aux quatre bords de la maison

 

l'entourage des arbres

c'est Notre

silence.

 

Dans l'auge le reflet

de l'étoile a ridé

la peau morte d'une eau

 

brisant les monopoles

anciennement admis

de la pierre et du vent.

 

L'aiguillage des pluies

diverge à la jointure

rouillée d'une gouttière

 

l'épine se confond

des rosiers et des ronces

où c'est le même sang.

 

L'ardoise sur l'ardoise

étayée par les mousses

s'écarte de sa nuit

 

non moindre des dérèglements

le jour

transfiguré par le regard.

 

Surface aux ricochets de la clarté

nous sommes l'intersigne de sa chute

au bout d'un dernier cercle concentrique

 

dans ce pays lardé des eaux

tout est par elles

borroméen.

 

 

 

 

Patrick Prigent : tous droits réservés.

Tag(s) : #Poésie

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