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Quel sera ce poème,

grâce à lui tu l'ignores,

tu pars à sa rencontre.

 

À la nuit il emprunte

sa source, son souffle,

le poème limpide.

 

La mer en cette chambre,

tu la vois, tu l'écoutes

avec l'oreille des poèmes.

 

Les enfants le savent,

les poèmes, aucune vitre

n'arrête la buée.

 

Trois vers suffisent

à l'essor des poèmes,

ils sont tous au long cours.

 

 

Impartial, le poème

parle au raz de l'herbe

comme à l'horizon.

 

Au doigts l'écorce,

les mots du poème

vont jusqu'à l'aubier.

 

Tu dis "tempes", la syllabe

retombe, offre-là au poème,

les rempes retentissent.

 

Élargir le rivage,

les voix, les vents,

lire un poème.

 

Comment tu t'appelles,

qu'importe au poème

si l'air le reconnaît.

 

Tant que s'éclairent, d'accord,

un poème, un visage,

la mort n'a rien à dire.

 

Ne transmets qu'une esquisse,

laisse au poème

le soin d'aller plus loin.

 

Comme un parfum une âme,

d'un poème à l'autre

notre haleine est libre.

 

Fidèle espace des poèmes,

au lieu de l'écho

tu entends : quoi d'autre ?

 

 

 

Revue de Poésie  arpa  N° 114 / 4 ème trimestre 2015

 

Tag(s) : #Poésie

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