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   Dans ce monde qu'ils ont quitté pour habiter là où sont les corps glorieux de Jésus et de Marie les bienheureux interviennent, ils y sont encore présents par leur amour et par leur action, et par les inspirations qu'ils nous donnent et par les effets de leur prière. Et l'amour qu'ils avaient sur la terre pour ceux qu'ils aimaient ils l'ont gardé au ciel, transfiguré, non aboli par la gloire ; et si c'était un amour de charité, cet amour était déjà sur la terre ce qu'il est maintenant au ciel. Vous vous rappelez le mot de sainte Thérèse de Lisieux : "Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre." Ce mot va singulièrement loin, dans le sens de ce qu'on pourrait appeler l'humanisme des saints même au ciel. L'autre monde est présent dans notre monde, il s'y enfonce comme la foudre, invisiblement. Dans chaque tabernacle, il y a Jésus en gloire, dans son humanité et sa divinité. Il y a aussi le ciel, selon que dans l'eucharistie le corps du Seigneur est lui-même le signe de son corps mystique. Ils sont tous là, à se présenter derrière lui, non pas sacramentellement présents, certes, présents toutefois par leur attention, leur adoration de Jésus et leur amour pour lui, mais aussi leur amour pour nous.

 

                                                                     

 

 

Converti au christianisme en 1906, Jacques Maritin -décédé en 1973-, philosophe et ambasadeur près le Saint-Siège, chercha dans son œuvre à rendre actuelle la pensée du thomisme, et à la situer sans la trahir dans le contexte contemporain. 

Tag(s) : #spiritualité

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