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J’ai juste envie d’un endroit hors du temps, d’un repli dans une vie ivre, pressée, d’une suspension bienheureuse… d’un endroit ou je puisse m’enrouler de silence comme dans un pull.
 

J’ai juste besoin de m’asseoir et d’entendre se détacher la feuille de l’arbre, craquer la fin d’un cycle, d’échapper au pesant dans le pépiement d’un oiseau, d’imaginer son discours à ses pairs et la forêt.
 

Pourquoi ? Pourquoi ce nécessaire retour vers moi, mes fuites assignées, cet arrêt brusque dans l’essor d’une vie qui, lentement, reprend ses droits ?
 

Parce que je me suis trompée !
J’ai cherché Dieu dans l’humide des cathédrales quand il était partout.
J’ai aimé des mal-aimants qui ne me méritaient pas.

 

J’ai juste envie d’une pause pour laquelle la douceur ne soit pas une faiblesse, d’une reddition tacite entre l’hier et l’instant.
 

En fait , je crois que l’automne est aussi à l’intérieur de moi, qu’est venu le temps de casser les arêtes, d’arrondir les angles, d’aimer vrai et de prendre ma place dans le mécanisme des ans.
Il est peut être temps de cesser d’être l’enfant dans la quête arthurienne du Graal qu’est le Père, d’accepter d’être femme plutôt qu’être soldat.

 

Le silence est une nudité assumée sans honte. J’ai un peu de mal encore avec les émotions qui m’animent. Pourtant je vis ma drôle de saison des pluies. Je pleure tout le temps. Que ce soit sur une musique ou face à l’onde placide que rien jamais ne dévie de son but, je prends l’eau de toutes parts.
 

Depuis que je me suis prise le cœur dans tes non, l’humanité m’est rendue. C’est pourquoi j’ai peur des endroits hors du temps qui bousculent tout ce que je fus et suis pour m’amollir à ce que je dois être...

 

 

 

 

Tag(s) : #Humeurs

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