Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

Il y a la langue

Les yeux toujours baissés

 

Pleins de trous vides de mémoire

Et cette peur du noir

 

Tous ces matins escamotés au réveil

La fatigue dans les os et la frustration du silence

 

Comme tout le monde

Qu’on finit par s'y faire

 

Sans dire un mot...

 

 

 

 

 

2

 

Qui s'éloigne en nous

Qui en toi met bon ordre

Qui en moi se replie

 

On caresse le vide qui nous sépare

 

« Mais plus personne pour sourire

Personne pour dire bonsoir Simplement »

 

 

 

 

 

3

 

Encore un train qui passe

Que je ne prendrai pas

 

Demain le soleil rira de nouveau

Sur mes lamentables caries de détresse

 

 

 

 

 

4

 

J'attendrai

Encore et encore

 

On ne fait qu'attendre

 

Cette lumineuse brûlure

D’un amour usurpé

 

Un soir d'hiver à Venise sous la neige

Quand les palais sont vides

Et que des ombres s'y meurent

 

 

 

 

 

5

 

À trop compter les minutes

 

À force d’oublier ce que tu ne peux oublier

Tu t’abandonnes aux chimères

Dans une interminable fuite vers nulle part

 

Il ne suffit pas d’allonger le bras

Pour toucher du doigt le bleu du ciel

 

Ni ravin assez profond

Pour y jeter les pires solitudes

 

Allumer toutes les lampes

Les éteindre une par une

Pour s’habituer à la nuit

 

 

 

 

 

 

6

 

Parfois

Je m’éveille à la nuit

Joue avec mes songes

 

Certains se retrouvent jambes en l’air

Les autres s’entassent sens dessus dessous

 

Je bats des mains

Comme un enfant un peu fou

Faisant risette à mon ombre

 

 

 

 

 

7

 

Je ne suis que cette infime tendresse

Qui se dresse dans la pénombre des maux

Pour être encore un instant près de vous

Et me sentir vivant

 

Je lève le poing

M’accroche à mes rêves

Avant que la nuit ne survienne

 

 

 

 

 

 

Textes extraits du recueil PoéVie Blues publié chez Prem’Edit en 2015

 

 

Tag(s) : #Poésie

Partager cet article

Repost 0