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Pour découvrir André Campos Rodriguez  (I)

Voici un petit dossier en trois parties (I et II et III)  qui vous permettra de mieux connaître et situer ce poète...

 

 

Poésie

 

Mosaïque d'un cri (M.P.C. 1982)

Petits je (ux) de rhétorique (Jacques Morin, Polder 30,1985)

Le bleu de clémence ( Aube 1987)

Odes à la nuit étale (L'Horizon Vertical, 1989)

Les douze balises (Jean Le Mauve, L'Arbre 1990)

Chemin de ronde , (en collaboration avec J.L. Fontaine, C. Hémeryck, et H. Lesage, Éditions Rétro-Viseur 1993)

L'invisible correspondance (Cahiers Froissart, 1994)

Pour désigner la cendre (Jacques Morin, Polder 1996)

Légendes, éclats, approches... (Editinter, Robert Dadillon, 1999)

Six Notes - in "La première fois" (Le Comptoir des lettres 1 , 2003 / en collaboration avec Nimrod et Alain Lemoigne)

Océan - in "La mer" (Le Comptoir des lettres 2, 2004 / en collaboration avec Nimrod et Alain Lemoigne)

Ce que je crois (Le Comptoir des lettres 3, 2005 / en collaboration avec Nimrod et Alain Lemoigne)

 

 

Anthologies

 

Génération Polder, anthologie de Jacques Morin, Ed. La Table Rase 1992

Le Silence parle ma Langue de Jean-Claude Dubois (une présentation critique de 24 poètes du Nord/Pas-de-Calais) Editions Rétro-Viseur 1998

 

Publications en revues

Il a par ailleurs publié des articles, textes ou poèmes dans différentes revues : dont L'Ivraie, Foldaan, Froissart, Rétro-Viseur, Jalons, Décharge, Sources, Pli et dépli amoureux, La Bartavelle, Phréatique, Noréal, Friches, Lieux d'Être, Comme en poésie, Le Comptoir des Lettres...

 

Fonctions

 

A été co-animateur auprès d'Alex Millon de la revue Franco-Belge RegArt de 1986 à 1990.

A exercé les fonctions de Directeur de la publication de la revue et des éditions RétroViseur de 1997 à 1999.

 

Projets éditoriaux

A paraître prochainement, en un seul volume de plus de 200 pages, un choix de poèmes déjà édités, mais épuisés et introuvables, ainsi que des poèmes inédits pour clore cette nouvelle édition, sous le titre L'Intérieur du Monde.

Pour ce livre, une préface pour présenter le travail du poète est en cours d'élaboration.

 

Autres projets

 Fonder une petite maison d'édition qui porterait le nom de L'Ardent Pays...

 

Amitiés...

 

Deux amis indéfectibles : les poètes et écrivains Nimrod et Alain Lemoigne.

 

 

Il reste aussi très attaché à Bernard Noël, dont il a été proche pendant de longues années. Entretiens publiés (et une correspondance - qui reste privée)

 

 

 

 

André Campos Rodriguez avec Alain Lemoigne en 1994

Pour découvrir André Campos Rodriguez  (I)
Pour découvrir André Campos Rodriguez  (I)
Avec Nimrod dans la région de Lille en 1991

Avec Nimrod dans la région de Lille en 1991

Avec Nimrod dans la région de Lille en 1991

Avec Bernard Noël lors d'un long entretien pour RetroViseur (qui fut publié dans un gros suplément)

Avec Bernard Noël lors d'un long entretien pour RetroViseur (qui fut publié dans un gros suplément)

Avec Bernard Noël lors d'un long entretien pour RetroViseur (qui fut publié dans un gros supplément)

L'équipe de RétroViseur lorsque André Campos Rodriguez était directeur de la publication...

L'équipe de RétroViseur lorsque André Campos Rodriguez était directeur de la publication...

L'équipe de RétroViseur lorsque André Campos Rodriguez était directeur de la publication pour la revue et les éditions...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COUP DE CŒUR :  L'INVISIBLE CORRESPONDANCE *    D'ANDRÉ CAMPOS RODRIGUEZ

 

                                       Tout désert porte un marcheur exalté

                                         par la fécondité de la distance,

                                         voyant et météore

                                         déchiqueté avant la transparence

                                         sous la pesanteur d'un soleil obscur,

                                         rameau sec cherchant une eau souterraine

                                         dans la fièvre de l'absence

                                         où s'évapore la raison ordinaire,

                                         passant, par l'infini, illuminé.

 

  Ce fragment de l'Invisible correspondance d'André Campos Rodriguez concentre les précipités essentiels du Bleu de clémence, les Ôdes à la nuit étale et les douze balises, ses précédents recueils de poèmes. Un monde est prononcé, issu d'un paysage plus palpé que vu. Ce dernier a la labilité de la cendre, l'éclat d'un bleu bu à la source d'un fruit verbal savouré - presque dans l'absence, comme aux postes avancés où commence le travail du souvenir.

  Dans la langue poétique de cet ami, j'aime ces choses dites par un passant dont les épaules, dans l'étendue, nous dévoile sur l'horizon toujours connexe à l'arrière-pays, ce qui fut traversé, aimé, rencontré. "La mer se soumet / à une étrange langueur", et, souvent, nous ne sommes pas autrement dans les mots d'André Campos Rodriguez. La terre d'Espagne et de Casablanca, jamais nommée mais partout prégnante - peut-être à l'insu du poète lui-même -, est l'étoffe intérieure où l'herbe, le soleil, l'éclat du chemin concertent l'acuité de ce "vide où germe le monde".

   Avec André Campos Rodriguez la parole se prononce. Nous habitons dans la voix et le souffle, un lieu - tantôt ample, comme la mer, le chemin ; tantôt étroit, comme le paysage que perce en nous la lumière -, oui, un lieu où être et grandir.

 

                                                                                      NIMROD

 

* édités par les Cahiers Froissart, 1994. 

 

 

 

                                        UN  REGARD  GRADUEL

 

   André Campos Rodriguez est ce que l'on pourrait appeler un contemplatif tenace et angoissé. Il sait d'instinct que le souffle rassemble et signifie, que le sacré rejoint l'universel mais il aspire de tout son être à l'oasis de lumière, à l'arche révélatrice qu'il devine, espère et entrevoit par instants.

   Il nous livre ici les préludes et variations de ses préocupations premières. Il lance des interrogations croisées qui se font écho et inspirent la pente de ses méditations. Recherche des équilibres, quête du sens, appel au souffle unificateur mais aussi tentatives répétées d'éclairer les liens le rattachant à une nature apparemment désaccordée qui résiste au regard et disperse les investigations. S'ajoute l'obsession lancinante du temps, lequel dans son indifférence se dérobe et nous laisse ignorants de lui-même, captifs de ses étendues mouvantes et comme relégués sur ses versants sensibles. Pareil constat conduit à l'apprentissage d'un lent détachement - "Se dessaisir de ce qui nous rend infidèles à la vie" - tant le domaine de la représentation depuis l'origine génère des appréciations trompeuses et des vérités confuses.

Ces multiples démarches spéculatives se doublent d'une expression dépouillée visant essentiellement à se resserrer comme pour mieux percer la paroi des perceptions. André Campos Rodriguez privilégie l'irruption des ruptures, les aperçus lapidaires, les corrélations rapides. Il brise volontier le phrasé d'une pensée qui s'anime de ses propres contrastes, anticipe ses propres jalons et tente avec obstination de débusquer l'exercice de la suprême présence sous la pluralité et la modalité des signifiances. Les mots opèrent en dépit de leur dénuement - "Parler du feu n'en fait pas ressentir la brûlure" - et cela nous vaut une transparence désincarnée, un dire inquiet et fragmentaire aux antipodes de la plasticité sonore.

Voici donc une poésie à forte teneur spirituelle, marquée par la difficulté d'accéder à la transcendance. À l'intégrité d'une recherche répondent une profondeur et une sincérité, gages et ferments d'une intention tremblante autant qu'exaltée. André Campos Rodriguez se range parmi les poètes qui se tournent vers l'invisible et entreprennent patiemment de le sonder. C'est dire combien il m'ezst proche et précieux.

 

                                                                                   Alain LEMOIGNE

 

 

 

André CAMPOS RODRIGUEZ : LÉGENDES, ÉCLATS, APPROCHES...

éditietons Editinter / collection " l'échappée belle"

 

   Deux ensembles composent le dernier recueil d'André, toujours en marche dans la belle et douloureuse fraternité du poème : Éclats d'une légende et Approches de la montagne et autres chants. Ce sont des poèmes sobres, aux mots comptés, aux vers pesés, où l'ombre aide à décliner les arpèges de la lumière, hors de soi, en soi aussi. "Lumière ! avait-il dit, / et le silence s'arc-bouta dans la nuit ". "Soumise aux violences du feu / et vêtue de tourments, / s'approchait / une nuit carnassière." En quête des légendes de la terre, de la nuit ou de l'être, le poète tâtonne face aux "cohortes d'ombres" et exhume quelques précieux Éclats, "ce qui dit à la fois / le commencement et la fin". Le poète se mue en "passeur", en "nautonier des étoiles", "chant profond qui portera témoignage". Ces archives du mystère d'être ne quittent jamais l'arche lexicale de la nature "où les mots / ne sont que cendre aspirée / dans un gouffre de lumière". "Souverain d'être / une décisive approche", il guette la réponse en équilibre sur la "frontière aiguisée / où le fusil du temps / nous tient en joue." Les Approches et Autres chants ne s'efforcent pas à d'autre mission que d'approfondir encore cette quête du secret : "il me faudrait une parole plus profonde / que les chemins révolus, plus aérienne / que les nuages annonçant l'orage."  Pourtant, le mystère ne se livre pas, car "Nous sommes les passagers de l'inconnu." et "nous appartenons au frisson du feu". Communion de l'homme avec la nature, qui, souvent, se passe de compréhension, de traduction, la participation au monde se récite, opuscule étreint d'énigmes douces : "N'avons-nous donc pas / tout un univers à partager / où dans l'accord / blanchissent les chemins ?". La montagne ne fait qu'exarcerber "les noces" du poète et de l'univers, dans "le mouvement / exalté / d'une lampe d'amour". Sage et beau recueil qui nous enseigne que "Nous ne dominons rien, / nous rendons grâce : / la source nous abreuve.", nous le quittons forts de ses célébrations, le cœur encore empli de mille questions surgies au détour de ces vers retenus, comme fragiles, et pourtant aiguisés comme des silex.

 

                                                                                       Armand Olivennes

 

Pour découvrir André Campos Rodriguez  (I)

Lecture du Chemin de Ronde en 1994 par les poètes Christian Hemerick et André Campos Rodriguez à Ronchin (banlieue de Lille) en hommage à leur ami prématurément disparu le poète Jean-Loup Fontaine.

                                         D'autres Points de Vue...

 

 

 

   Le poète doit être un voyageur, même s'il ne bouge pas. Il peut rester à l'ancre (à l'encre ?) et découvrir le monde dans sa tête (...) Ici l'initiation est sans cruauté ni drame (...) À travers saisons, forêts, déserts, fleuves et mers, André conquiert sa place d'homme en communion avec sa planète. À la fin du voyage, la sérénité et la paix l'attendent.

          Jean Dauby (critique de Le bleu de clémence. Froissart N°47- Automne 1988)

 

 

 

  

 

   André Campos Rodriguez continue patiemment, ardemment, opiniâtrement, sa quête d'absolu et de pureté. Les mots sont suspendus dans l'espace, bougent à peine. Leurs sens obscurs rayonnent et se croisent. le jour étant, on ne s'attachera qu'à comprendre la nuit, étale, symbolique et catalyseur de mythes dans sa chair abyssale, dans son épaisseur propice à l'élucidation de tous les mystères.

 

                                                                                            Jacques Morin

(Critique de Odes à la nuit étale, dans Décharge n°52 Juillet 1989)

 

 

 

 

   (...) La route où le poème enfin sont ouverts. Où nous conduisent-ils ? Nulle part. C'est à dire ici. Ils ne quittent jamais ce "chemin de crête" qu'il ne faut pas imaginer dans on ne sait quelle contrée lointaine, extraordinaire, nous pouvons le contempler, nous l'accompagnons dans la vie familière (...) Ainsi n'y a t-il pas d'image plus juste que celle de l'arbre (la sixième balise). Il n'impose pas sa force. Il relie, telle est sa force..  Et ce n'est pas en le regardant que nous le comprendrons le mieux, mais en l'écoutant lorsqu'il respire avec le vent. (...) André Campos Rodriguez s'efface en nous proposant  ces douze balises, aphorismes et poèmes à la fois, méditations sensibles, (...), balises qui nous guident évidemment sans nous guider, pour que nous inventions les notres, toujours nouvelles.

 

                                                             Pierre Dhainaut

 

(À propos des Douze balises.  Lieux d'Être n°11 - Mai 1991

                                                     et Rétro-Viseur n°39 Janvier / Février 1991

 

 

 

Documents : un jeune poète dans la presse régionale (Lille)

Pour découvrir André Campos Rodriguez  (I)
Pour découvrir André Campos Rodriguez  (I)
Pour découvrir André Campos Rodriguez  (I)

La deuxième partie de Pour découvrir André Campos Rodriguez comprendra un choix de poèmes édités il y a quelques années et quasiment introuvables pour le moment...

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