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Le meilleur lieu d’apprentissage est l’amour de l’homme et de la femme. Quand nous entrons en amour, toutes les catastrophes nous guettent. Pourquoi ? Parce que nous nous leurrons. Nous croyons que l’amour vient de nous être octroyé par la personne que nous aimons – et que cette personne détient l’amour. Or l’amour n’est aux mains de personne. Ni entre mes mains, ni entre les siennes. Il est entre nous. Il est ce qui entre nous s’est tissé depuis notre première rencontre, ce que l’espace insaisissable entre nous a engendré et continue d’engendrer d’instant en instant. Une œuvre fluide et perfectible à l’infini.

 

Être en amour nous met dans un état de transparence, de bienveillance envers le monde entier, d’ouverture du cœur, de solidarité naturelle.

 

Le piège qui nous guette est de faire une idole de l’être aimé et de lui attribuer le miracle de cette transformation. Dès lors, puisque tout parait dépendre de lui , je cours le risque soit d’en faire soit mon despote soit mon esclave – deux visages d’une même réalité. Le fluide de l’amour coagule aussitôt et se pétrifie.

 

Si nous déjouons ce piège, nous avons rendez-vous avec le Réel – cet espace agrandi, cette dilatation de tout l’être qui est le fruit de la relation vraie. C’est ce fruit qui mérite le nom d’amour – il murit entre les hommes et les femmes. Il n’y a aucune matière qui soit plus précieuse au monde que la pulpe de ce fruit ; elle est la chair même du monde en devenir.

 

 

 

N'oublie pas les chevaux écumants du passé, livre de poche, 5,30 euros

 

 

Tag(s) : #Poésie

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