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I

 

Aller à tous les vents

les ailes déployées

avec pour compagnon

le poème de l'aube.

 

Marcher vers les étoiles

Les pensées flamboyantes

le cœur gonflé comme une voile.

 

Rompre le quotidien

bannir toutes les frontières

pour voler à la vie

son parfum d'infini

et retrouver enfin

la parole oubliée.

 

 

 

II

 

À travers les persiennes

des nuages blancs s'envolent vers la mer.

Nous rejoindrons-nous

au-delà de la ligne d'horizon ?

 

Derrière les haies de l'illusion

nos mains dessinent le paysage

où frémissent nos désirs.

 

La route est longue et parsemées d'étoiles

Qui se meurent d'avoir éclairé notre parcours.

Libérons-nous de nous-mêmes

pour l'ultime échappée

où nous serons enfin vivants.

 

 

 

III

 

Est-ce de toi que je rêve

dans le bleu de l'enfance

dans les songes d'été

où le soleil me brûle de ses rayons de feu ?

 

Tu es la beauté, la liberté, la parole

à travers les méandres des sentiments

tu es la fumée qui naît de la braise

la source qui jaillit de ses cendres

indicible, impalpable...

 

Bien au-delà des songes

tu es mon passé, mon présent

tu es l'autre rive où je dérive

toujours en dérision.

 

 

 

Nous nous baladerons

Dans les bleuets de nos rêves

dans les blés de notre amour

 

Les herbes battent les talus

le rouge gorge annonce

la couleur du jour.

 

Le chemin s'ouvre

aux souvenirs d'enfance

aux saveurs des fruits rouges

 

Pluie de soleil sur les mains usées

des lavandières

Arbre, mon frère,

tu baptises la vie d'un enfant de beauté

 

À la tombée du jour

les voiles du crépuscule

épousent la courbe des arbres.

 

 

Je bois à tes lèvres

Je respire au rythme de tes mains

Je t'aime à l'infini des mots

   le velours de ta voix

 

  

   La laine de tes doigts

   La soie de tes poèmes

tissent un manteau de pluie

où ruissellent des larmes d'amour.

 

 

      Si je te perdais

Si le silence n'existait plus entre nous

si la beauté du monde ne se révélait plus à nous

si notre complicité se diluait dans l'aube

si le soleil ne venait plus nous saluer

si les arbres n'étaient plus nos amis

      Nous aimerions-nous encore ?

 

 

 

Visage de pierre aux multiples facettes

      déchirures et fêlures

implorent  le regard du ciel pour ne pas l'offenser.

Les pleurs inondent l'intérieur de l'être

      qui demeure impassible.

      Coups et blessures au creux de la chair.

Cœur de pierre éclaté au grand jour de sa nuit diamantée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Poésie

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