Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

Je te le dis comme le vent respire

Nous le trouverons ce pays

Où la plus simple liberté

Réinvente la vigne

 

Le vendangeur ne touche pas le sol

Mais sa folie nous accompagne

Et pour l'espace nous marchons

A la vitesse de nos rêves

A la violence de notre pas.

 

 

Rêver commence au bout du champ

Le laboureur est plus étoilé que poussière

 

Un cheval meurt

Une rivière enfantine s'endort

Et l'on comprend toute la fatigue de l'eau.

 

Une avancée de plus vers celle qui m'entoure

Et le village sera femme

Avec église sur les yeux

Sur les lèvres le jardin pour sarcler la parole

 

La fontaine brûle au milieu

Mais le feu a les voyelles de l'eau.

 

 

Cette femme aux frontières

De l'air et de l'eau

 

Ne porte sur elle

Que l'étincelle de sa bouche

 

Au jour des déchirures

Elle embrassera les châteaux

 

Les rois comprendront que le feu

Est le royaume des pauvres.

 

 

Lumineuse amitié

Le matin prend les peupliers

Par le cou

J'endosse le silence

Comme un manteau sans couture

 

Et pour l'embrasement de mes pas

Toujours m'en vais vers ce qui brûle.

 

 

Nous serons toujours plus grands que les arbres

Nos fruits nous ressemblent

Et quand par malheur ils tombent

C'est le bruit d'un cœur qui se brise

Savez-vous que la terre en tremble ?

 

 

Au pays ensemencé d'orages

Une fille qui danse éparpille la pluie

 

Le ruissellement sur les hanches

Annonce le premier éclair

 

L'amour nous brise

Comme une foudre dans la chair.

 

 

 

Un peu d'eau sur tes lèvres

Pour la douceur de me parler

 

Quand aimer demande la pluie

La sécheresse nous craquelle.

 

Faut-il si peu d'espace

Pour brûler tant et tant

Si peu d'espace encore

Pour que le corps s'en aille

 

L'absence est à notre taille

Et le feu notre seul enfant.

 

 

Entre son ombre et sa famille

Un homme parallèle au blé

 

La tige au vent se brise

Mais les moissons n'ont pas de prix

 

 

Celui que l'on fusille

Aura la vision sans limite

 

Les siens comprendront-ils

La prophétie des yeux bandés ?

 

 

On fit un cercle autour de lui

Pour que le feu nous soit plus proche

 

Se savait-il au centre de la terre

Quand nous le prenions par la main

 

Le poème qu'il nous a lu

Ouvrit tout grand notre frontière

 

Si lui se souleva

Il nous restait le monde et les confidences du feu.

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Poésie

Partager cet article

Repost 0