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4)

 

T'es-tu servie de ces oiseaux pour ton corsage ?

La chaleur ronde comme un sein,

Cercle du bleu,

Plongeuse d'air

Au travers des chemins que construit le soleil,

De ses éclats brisés que tu ramasses

Pour voir au-delà du ciel.

 

Comme une boule d'arbre, jouet du vent,

Comme une ombre debout dans le ciel délirant,

Comme une gerbe en feu, moissonneur d'étincelles,

Tous les objets épars dans le monde m'appellent

Sous la gangue des nuits qu'il me faut traverser,

Mineur au souffle plus large que l'espace.

 

Quand je t'ai dépassée,

                                     tournant la tête vers l'arrière,

La saison morte des poussières,

Les marais herbeux des journées.

 

Il saigne des oiseaux dans le fleuve de l'aube.

Il flotte des manteaux, méduses de l'autan.

Les vaisseaux sont brûlés. Il meurt de la lumière.

 

Déjà tu montes au ciel de ta prière

Et le monde en rumeur se rue à la frontière

Où presque en cendre je t'attends.

 

 

 

 

 

 

Jean Malrieu : AIMER LA VIE (2)
Tag(s) : #Poésie

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